En sécurité des systèmes d'information, une authentification forte est une procédure d'identification qui requiert la concaténation d'au moins deux éléments ou « facteurs » d'authentification.
Seule la combinaison de ces éléments ou facteurs inviolables et non subtilisables peut assurer une réelle solidité pour une authentification. On considère que ces éléments peuvent être :
* Ce que l'entité connaît (un mot de passe, un code NIP, une phrase secrète, etc.)
* Ce que l'entité détient (une carte magnétique, RFID, une clé USB, un PDA, une carte à puce, un smartphone, etc.). Soit un élément physique appelé authentifieur ou Token (par les anglophones)
* Ce que l'entité est, soit une personne physique (empreinte digitale, empreinte rétinienne, structure de la main, structure osseuse du visage ou tout autre élément biométrique)
* Ce que l'entité sait faire ou fait, soit une personne physique (biométrie comportementale tel que signature manuscrite, reconnaissance de la voix, un type de calcul connu de lui seul, un comportement, etc.)
* Où l'entité est, soit un endroit d'où, suite à une identification et authentification réussie, elle est autorisée (accéder à un système logique d'un endroit prescrit)
Dans la majorité des cas, l'entité est une personne physique - individu - personne morale, mais elle peut être un objet comme par exemple une application web utilisant le protocole SSL, un serveur SSH, un objet de luxe, une marchandise, un animal, etc.
Représentation de l'authentification forte sous forme pyramidale.
On peut considérer que l'authentification forte est une des fondations essentielles pour garantir :
* L'autorisation ou contrôle d'accès (qui peut y avoir accès)
* La confidentialité (qui peut le voir)
* L'intégrité (qui peut le modifier)
* La traçabilité (qui l'a fait)
Cette approche est toutefois remise en cause par la DCSSI dans son référentiel sur l'authentification distante.
Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Authentification Forte de Wikipédia en français (auteurs)